Fichier clientes en institut : ce que le RGPD impose vraiment
Données & RGPD5 min de lecture
Le cahier de rendez-vous à l’accueil est déjà un fichier de données personnelles. Le RGPD ne vous demande pas de tout jeter, juste un peu d’ordre : cinq idées simples, et un réflexe pour les notes de soin.
Vous tenez un fichier clientes. Peut-être un cahier posé à l’accueil, un tableur sur l’ordinateur de la réception, ou les fiches d’un logiciel. Dans les trois cas, vous gérez des données personnelles, et le RGPD s’applique. La bonne nouvelle : il ne vous demande pas de tout effacer ni d’embaucher un juriste. L’essentiel tient en cinq idées simples, plus un réflexe à garder pour les notes de soin.
1. Ne notez que ce qui vous sert
Le nom pour reconnaître la cliente, le téléphone pour la joindre et lui rappeler son rendez-vous, l’e-mail si elle le donne, l’historique des soins pour suivre ce que vous lui avez fait. Chaque information a une raison d’être là. Collecter la date de naissance ou l’adresse postale « au cas où », sans jamais vous en servir, c’est justement ce que le RGPD vous invite à éviter. Moins vous en gardez, moins vous avez à protéger.
2. Dites à quoi servent ces informations
Vos clientes ont le droit de savoir ce que vous faites de leurs coordonnées. Pas besoin d’un pavé juridique affiché au mur : une phrase claire, au moment où vous remplissez la fiche ou quand elles réservent, suffit. Quelque chose comme : ces informations servent à gérer vos rendez-vous et à vous prévenir, elles restent à l’institut. Le but est qu’une cliente ne découvre jamais un usage de ses données auquel elle ne s’attendait pas.
3. Une cliente reste maîtresse de sa fiche
Elle peut vous demander de voir ce que vous avez noté sur elle, de le corriger si c’est faux, de l’effacer, d’en limiter l’usage, de s’y opposer, ou d’en récupérer une copie. Ce sont ses droits, et ils sont simples à honorer quand le fichier est bien tenu. Concrètement, si une cliente veut disparaître de votre base, vous supprimez sa fiche. Si son numéro a changé, vous le corrigez.
4. Fixez une durée de conservation, et tenez-vous-y
Garder une fiche pour toujours n’est pas l’idée. Choisissez une durée raisonnable après le dernier rendez-vous d’une cliente, puis appliquez-la vraiment : une personne qui n’est pas revenue depuis des années n’a pas besoin de rester dans votre fichier. La loi n’impose pas une durée unique et valable pour toutes les situations ; pour caler votre choix, la référence est le site de la CNIL, cnil.fr. Chez OnVient, par exemple, les données de réservation sont conservées trois ans après le dernier rendez-vous : c’est notre choix, pas une durée dictée par la loi.
5. Sachez qui accède au fichier et où il est rangé
Un cahier ouvert sur le comptoir, un tableur sur un poste que tout le monde utilise sans mot de passe : dans ces deux cas, n’importe qui peut lire les coordonnées de vos clientes. Sécuriser, ça commence par deux questions. Qui a réellement besoin d’accéder au fichier, et où est-il stocké ? Un poste protégé par un mot de passe, un classeur qui ne traîne pas, un logiciel dont l’accès est personnel : cela écarte déjà l’essentiel des fuites.
Les notes de soin méritent plus de précaution
Une allergie, un traitement en cours, une réaction cutanée : ce type de notes touche à la santé de vos clientes, et c’est plus sensible que le reste du fichier. Le principe ne change pas, vous ne notez que ce qui vous est utile pour le soin, mais l’exigence de discrétion monte d’un cran. Gardez ces informations à l’abri des regards et de tout usage étranger au rendez-vous. Sur ce terrain précis, mieux vaut vous appuyer sur les recommandations de la CNIL, sur cnil.fr, que sur une règle bricolée.
Et si vous réservez en ligne ?
Dès que vous acceptez des rendez-vous par un outil de réservation, une partie de votre fichier passe par un prestataire. Une chose ne change pas : le fichier reste le vôtre. Le prestataire ne fait que traiter ces données pour votre compte, suivant vos instructions. C’est le cadre prévu par l’article 28 du RGPD, et c’est exactement la place d’OnVient : votre institut reste responsable de son fichier clientes, OnVient agit comme sous-traitant.
Côté données, le module de réservation recueille le nom, le téléphone, l’e-mail s’il est renseigné, un message éventuel et le détail des rendez-vous. Ces informations sont hébergées en Europe, elles ne sont ni vendues ni exploitées à des fins publicitaires, et vos clientes ne reçoivent aucune sollicitation de notre part. Vous gardez la main sur votre fichier : chaque fiche cliente regroupe l’historique des rendez-vous, et le plan Pro permet d’exporter l’ensemble au format CSV, pour l’emporter où vous voulez.
Le détail de ce qu’OnVient collecte, conserve et héberge est écrit noir sur blanc dans notre politique de confidentialité. Et si vous voulez voir comment la prise de rendez-vous se passe côté institut, tout est sur la page réservation pour spas et instituts.